Le noviciat marque profondément la vie d'un missionnaire. À travers ce témoignage, Mbusa Ise-Ngoma Donatien évoque une expérience où la prière, la fraternité et la mission ont façonné son cheminement.
Je m'appelle Mbusa Ise-Ngoma Donatien. Il y a quelques mois, j'ai achevé mon noviciat au Tchad. Dans la Congrégation des Missionnaires Comboniens du Cœur de Jésus, cette étape fondamentale de la formation dure deux ans et se déroule en trois temps : une première période de désert, six mois d'expérience communautaire et apostolique, puis une seconde période de désert, qui prépare le novice à sa première profession religieuse.
Le noviciat a pour objectif de conduire le jeune religieux à une rencontre profonde avec Dieu. C'est sa finalité première. Mais au-delà de cet objectif, il laisse aussi dans le cœur de chacun des expériences qui s'écrivent en lettres majuscules. C'est l'une d'elles que je souhaite partager.
Je me souviens encore de mes premiers jours au noviciat. Comme beaucoup d'autres avant moi, j'ai découvert que tout commencement demande une véritable conversion. Il fallait quitter le tumulte du quotidien pour apprivoiser le silence, faire de la méditation une compagne fidèle et accueillir la solitude comme un lieu de rencontre avec Dieu. Jour après jour, le Seigneur me conduisait vers l'essentiel et m'introduisait dans une expérience intérieure toujours plus profonde.
Je ne parlerai pas ici de faits extraordinaires, mais d'une expérience simple et pourtant décisive : celle de la prière. Je priais déjà avant le noviciat et les étapes de formation précédentes m'avaient appris son importance. Toutefois, le noviciat lui a donné une profondeur nouvelle. La prière n'était plus seulement un rendez-vous fixé par l'horaire communautaire ; elle est devenue une soif intérieure, un besoin vital de chaque jour. Nourrie par l'écoute attentive de la Parole de Dieu, elle a progressivement façonné ma vie et demeure aujourd'hui l'un des plus beaux héritages de cette étape.

Une autre expérience a profondément marqué mon parcours : celle de l'insertion apostolique. Pendant trois mois, deux confrères et moi avons été envoyés à Békourou, une communauté apostolique située à une cinquantaine de kilomètres de Moissala, elle-même distante d'environ cent vingt kilomètres de Sarh, où se trouve le noviciat. Nous étions véritablement dans une périphérie géographique, mais surtout au cœur d'une Église vivante.
Les chrétiens nous ont accueillis avec une grande chaleur. Ils étaient heureux de nous voir partager leur quotidien, adopter leur rythme de vie, nous intéresser à leur langue et à leur culture, participer à leurs travaux et partager leurs repas. Cette proximité nous a permis de découvrir que la mission commence toujours par la rencontre.
La vie communautaire était riche et variée. La prière, l'accompagnement des mouvements, l'accueil, l'écoute, les visites aux familles, le sport et les moments de détente rythmaient nos journées. Nous visitions également les communautés les plus éloignées. Chaque déplacement avec les missionnaires de la paroisse devenait une nouvelle occasion d'aller plus loin à la rencontre des populations.
Ces quelques lignes ne peuvent traduire toute la richesse de cette expérience. Je peux cependant affirmer qu'elle a ravivé en moi le désir d'annoncer l'Évangile sur les pas de saint Daniel Comboni. Bien sûr, nous avons aussi connu des difficultés. Mais, comme toute véritable famille, notre petite communauté a appris à les surmonter grâce à la prière, au partage et à la fraternité.
Aujourd'hui encore, le noviciat demeure l'une des étapes les plus marquantes de mon parcours de formation. Les souvenirs qu'il m'a laissés continuent d'éclairer mon chemin. La route est encore longue et la vie a beaucoup à m'enseigner. Mais je garde cette conviction profonde : une expérience vécue dans la rencontre avec Dieu ne s'achève jamais. Elle continue de porter du fruit et d'accompagner le missionnaire tout au long de son chemin.
Je m'appelle Mbusa Ise-Ngoma Donatien. Il y a quelques mois, j'ai achevé mon noviciat au Tchad. Dans la Congrégation des Missionnaires Comboniens du Cœur de Jésus, cette étape fondamentale de la formation dure deux ans et se déroule en trois temps : une première période de désert, six mois d'expérience communautaire et apostolique, puis une seconde période de désert, qui prépare le novice à sa première profession religieuse.
Le noviciat a pour objectif de conduire le jeune religieux à une rencontre profonde avec Dieu. C'est sa finalité première. Mais au-delà de cet objectif, il laisse aussi dans le cœur de chacun des expériences qui s'écrivent en lettres majuscules. C'est l'une d'elles que je souhaite partager.
Je me souviens encore de mes premiers jours au noviciat. Comme beaucoup d'autres avant moi, j'ai découvert que tout commencement demande une véritable conversion. Il fallait quitter le tumulte du quotidien pour apprivoiser le silence, faire de la méditation une compagne fidèle et accueillir la solitude comme un lieu de rencontre avec Dieu. Jour après jour, le Seigneur me conduisait vers l'essentiel et m'introduisait dans une expérience intérieure toujours plus profonde.
Je ne parlerai pas ici de faits extraordinaires, mais d'une expérience simple et pourtant décisive : celle de la prière. Je priais déjà avant le noviciat et les étapes de formation précédentes m'avaient appris son importance. Toutefois, le noviciat lui a donné une profondeur nouvelle. La prière n'était plus seulement un rendez-vous fixé par l'horaire communautaire ; elle est devenue une soif intérieure, un besoin vital de chaque jour. Nourrie par l'écoute attentive de la Parole de Dieu, elle a progressivement façonné ma vie et demeure aujourd'hui l'un des plus beaux héritages de cette étape.

Une autre expérience a profondément marqué mon parcours : celle de l'insertion apostolique. Pendant trois mois, deux confrères et moi avons été envoyés à Békourou, une communauté apostolique située à une cinquantaine de kilomètres de Moissala, elle-même distante d'environ cent vingt kilomètres de Sarh, où se trouve le noviciat. Nous étions véritablement dans une périphérie géographique, mais surtout au cœur d'une Église vivante.
Les chrétiens nous ont accueillis avec une grande chaleur. Ils étaient heureux de nous voir partager leur quotidien, adopter leur rythme de vie, nous intéresser à leur langue et à leur culture, participer à leurs travaux et partager leurs repas. Cette proximité nous a permis de découvrir que la mission commence toujours par la rencontre.
La vie communautaire était riche et variée. La prière, l'accompagnement des mouvements, l'accueil, l'écoute, les visites aux familles, le sport et les moments de détente rythmaient nos journées. Nous visitions également les communautés les plus éloignées. Chaque déplacement avec les missionnaires de la paroisse devenait une nouvelle occasion d'aller plus loin à la rencontre des populations.
Ces quelques lignes ne peuvent traduire toute la richesse de cette expérience. Je peux cependant affirmer qu'elle a ravivé en moi le désir d'annoncer l'Évangile sur les pas de saint Daniel Comboni. Bien sûr, nous avons aussi connu des difficultés. Mais, comme toute véritable famille, notre petite communauté a appris à les surmonter grâce à la prière, au partage et à la fraternité.
Aujourd'hui encore, le noviciat demeure l'une des étapes les plus marquantes de mon parcours de formation. Les souvenirs qu'il m'a laissés continuent d'éclairer mon chemin. La route est encore longue et la vie a beaucoup à m'enseigner. Mais je garde cette conviction profonde : une expérience vécue dans la rencontre avec Dieu ne s'achève jamais. Elle continue de porter du fruit et d'accompagner le missionnaire tout au long de son chemin.
Scolastique Donatien Mbusa Ise-Ngoma.
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