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Le renouvellent des vœux célébré à Kinshasa sous l’insigne du travail

Le renouvellent des vœux célébré à Kinshasa sous l’insigne du travail

Deux scolastiques préparaient le réfectoire. Juste à droite, à la cuisine, au moins six autres scolastiques étaient occupés, en groupes de deux ou trois, à préparer le repas de fête: laver les amarantes, les laver de nouveau, courir au magasin pour chercher des condiments, goûter pour vérifier que la sauce est bien assaisonnée, frire la viande et les pommes de terre, les garder au four pour les maintenir chauds, patienter en attendant que la flamme se charge de cuire le riz, pétrir le foufou, etc. Les visages de ces jeunes missionnaires étaient gais, mais le rythme du travail les faisait transpirer et ne permettait pas de donner de l’espace aux longues conversations. En fait, il ne restait qu’une heure et demie avant la messe, où ils étaient tous invités comme protagonistes. C’était la célébration de Saint Joseph, le patron des travailleurs, et le renouvellement des vœux de dix-huit scolastiques comboniens de neuf nationalités. Trois autres avaient renouvelé les leurs six jours avant.

Dans la chapelle il n’y avait personne. Régnait le silence. Dans les couloirs, un scolastique courait à la buanderie pour repasser sa soutane froissée, un autre s’empressait pour aller compléter les détails de la sacristie, un autre encore faisait des va-et-vient lisant et relisant le texte de sa formule de profession. Chacun était occupé par la préparation de la célébration.


Les comboniens venus d’autres communautés étaient ponctuels, mais on pouvait les compter sur le bout des doigts, car la situation actuelle exige que se réunissent au plus vingt personnes pour éviter la propagation du coronavirus.

A 11h00’ a débuté la célébration eucharistique, présidée par le P. Léonard Ndjadi, supérieur provincial des Missionnaires Comboniens du Congo. Pendant son homélie, il a demandé aux jeunes missionnaires d’accueillir chacun sa vocation comme un don de Dieu et d’être conscients des exigences de la vocation religieuse et missionnaire. Il leur a rappelé que le travail du religieux combonien est de soigner sa relation avec le Seigneur et faire sa volonté, à l’exemple de Saint Joseph, qui a su écouter la Parole de Dieu, qui est resté le modèle du travail bien fait, du plus banal au plus important, qui a su travailler pour la gloire de Dieu et non pour plaire aux hommes. Le P. Léonard a terminé son intervention en encourageant les jeunes missionnaires sur leur cheminement et en leur rappelant que le monde d’aujourd’hui a besoin de leur témoignage.

Les scolastiques, dont la majorité étaient en soutanes blanches, se sont alors approchés de l’hôtel, un à un, pour renouveler chacun ses vœux et demander la grâce de Dieu pour être fidèle à ses engagements. La célébration eucharistique, qui a pris fin à 13h00, s’est suivi du repas fraternel préparé par les scolastiques eux-mêmes, car la situation de la pandémie a poussé la communauté à prendre la décision d’assumer elle-même le service de la cuisine, de la buanderie, etc.

Oscar Nyimbo, originaire du Malawi a renouvelé ses vœux pour la quatrième fois. Il n’a pas caché sa joie: «Je suis très heureux parce que, pour moi, renouveler les vœux signifie prendre conscience du don de ma vocation et des défis de ma vie comme personne, religieux et missionnaire; je me sens appelé à les affronter avec la grâce de Dieu».

 
 


Efraín Castillo, de nationalité équatorienne trouve en cette célébration une occasion de remercier le Seigneur et de demander la grâce de la sainteté: « C’est une occasion de rendre grâce au Seigneur pour le don de la vocation missionnaire et de demander à Dieu de me rendre saint et capable, comme le voulait Daniel Comboni pour ses missionnaires.»

Ismaël Oolio est ougandais. Après presque deux ans comme combonien, il partage le sentiment de satisfaction de son cheminement et demande la grâce de Dieu pour vivre ses vœux: « Aujourd’hui je me sens comme si je m’engageais pour la première fois. Malgré mes faiblesses, je me sens où je rêvais être depuis mon enfance, dans la vie missionnaire. Je me confie au Seigneur, car sans lui, il me sera très difficile d’obéir, de vivre la chasteté, la pauvreté et de me mettre au service des plus abandonnés.»

A part les 21 missionnaires qui ont renouvelé leurs vœux à Kintambo, au moins une centaine d’autres scolastiques et Frères comboniens l’ont fait dans leurs maisons de formation et leurs communautés respectives éparpillées en Afrique, en Europe et en Amérique. A travers ses vœux, chacun d’eux a exprimé son désir de suivre le Christ et de se mettre au service des plus pauvres, à l’exemple de Comboni.


 

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