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Témoignage Missionnaire : Frère TONI PIASINI Constructeur des Ponts

Témoignage Missionnaire : Frère TONI PIASINI Constructeur des Ponts

Le Frère Toni Piasini est un missionnaire combonien italien arrivé en République Démocratique du Congo en 1970. Au cours de ses premières années, il a travaillé au Diocèse d’Isiro-Nyangara ; mais pendant les dernières 22 années il poursuit son travail missionnaire dans le Diocèse de Bondo, au nord du pays, à la frontière avec la République Centrafricaine.


Quels sont les problèmes auxquels le Diocèse de Bondo est confronté et qu’avez-vous fait pour soulager tant soit peu les souffrances de la population ?

Situé entre les rivières Uelé en RDC et Mbomu en RCA, le Diocèse de Bondo est très enclavé. Il y a plusieurs problèmes, notamment la communication. Depuis vingt-deux ans, avec les responsables des travaux publics et les autorités locales nous avons réfléchi sur les voies et moyens pouvant aider la contrée à sortir de son enclavement. Avec le concours de la population, à travers les projets de développement, les autorités locales et l’Eglise, nous avons commencé à changer des ponts jetés avec des grumes en les remplaçant avec des œuvres en béton. Bref, dans notre Diocèse nous avons deux cent petites et grandes rivières.


Pourquoi une telle initiative ?

Suite à l’enclavement du Diocèse, nous avons jugés utile de commencer par la construction des ponts de bonne qualité pour faciliter la circulation des personnes et des leurs bien, car avec les ponts fabriqués avec les grumes, chaque année il faut les renouveler, avec beaucoup de peines... C’est pourquoi nous avons construit une cinquantaine de ponts sur des petites rivières avec la participation de la population, dans la fourniture des pierres et des sables.


Et actuellement, vous allez continuer à construire des ponts ?

Chaque année et même pendant la guerre que nous avons connue dans cette partie du nord de la RDC, nous avons continué toujours à jeter des ponts et même cette année, avec notre programme approuvé par le conseil, on a également prévu la construction de trois ponts.

 


Quels types des ponts vous construisez ?

Nous construisons des ponts suivant le modèle romain, car il est très simple. Avec les matériaux que nous avons sur place, notamment les pierres, les sables et les bois pour la structure. Nous importons seulement du ciment. Ce sont des ponts très solides qui peuvent supporter le poids d’un char de combat. Par exemple, celui jeté sur la rivière Were long de 150 mètres qui désenclave l’est et l’ouest du Diocèse. Ce pont, nous a pris trois ans pour le réaliser grâce au soutien d’une bienfaitrice norvégienne qui a travaillé pendant soixante ans dans cette partie du Congo. Il a été inauguré en 2006.


Comme missionnaire d’origine Italienne, votre intégration est-elle facile avec la population locale?

Je passe la nuit au chantier avec les ouvriers. Pour la gestion des travaux tout ce passe bien. Cette vie avec les ouvriers est pour moi une belle expérience, car nous partons aussi chasser ensemble pour chercher la nourriture et manger ensemble. Pendant la période des travaux, le dimanche je participe à la messe avec les ouvriers au chantier vraiment dans une ambiance de convivialité et une entente parfaite.


Les missionnaire Comboniens sont-ils bien appréciés au Diocèse de Bondo ?

Les missionnaires Comboniens sont bien appréciés part la population locale. Car elle dit grâce à vous nous avons aujourd’hui des ponts qui ont désenclavé notre contrée.